Pour les élèves, en raison du dispositif dit d'heure "d'été", le mois de juin est particulièrement difficile, dans les collèges notamment.
Le soir, à 22 heures légales, il n'est en réalité que 20 heures solaires : il fait jour, pas facile de trouver le sommeil!
Les levers, à 6h30-7h00, heure d'été, soit 4h30-5h00 en heure solaire normale, sont tout aussi problématiques.
Le réveil précoce prive nos enfants d'une bonne partie du sommeil paradoxal du petit matin.
Dans ces derniers cycles du sommeil, le rêve joue un rôle indispensable de défoulement *, sans risques, notamment, pour réparer la fatigue cérébrale de la veille, et donc, pour se réveiller frais et dispos pour la journée qui commence.
Depuis 1996, déjà, avec le soutien du Ministère de l'Education et des fédérations de parents d'élèves, le Portugal a mis fin à cette mesure pour en protéger ses enfants et ses jeunes.
Il est urgent de "réouvrir le débat et engager une évaluation des conséquences de ce dispositif", comme le dit le Président de la République.
LA MERIDIENNE
* Selon le Professeur Jacques Revel, neurophysiologue spécialiste des troubles du sommeil. Nous le citons :"On ne peut pas rêver que l'on tord le cou de sa belle-mère et conduire en même temps."